dimanche 18 janvier 2026

LA LIGUE DES GOLDEN BOYS...

L'alerte à l'hémolymphe avait fait long feu. Non pas parce qu'aucune grenouille ne s'était montrée alléchée par cette victuaille succulente fort prisée par la gente batracienne mais bien parce que tel était la volonté de l'ouroboros. 

La traitraille batracienne etait autrement occupée. Les uns s'était mis des couverts attendant le tong tong du taureau noir, les autres se léchaient les lèvres pour la construction du temple des grenouilles. 

Ce qu'il considérait comme une farce des haillonneux avait même illuminé son sombre visage pendant quelques instants. Comment pouvait-on, ne serait ce qu'imaginer un instant, qu'il lâcherait le grillon qui symbolisait au plus haut point la crédibilité de son entente avec le monstre ?

Après les premiers moments de surprise et à tout considérer, ce dernier lui avait bel et bien livré des idées pour accélérer sa stratégie du chaos que lui se sentait à même de mener jusqu'au bout. 

L'étape première produisait du résultat, il était en passe de devenir  ennemi numéro un du gourou, supplantant des protagonistes, ralliant  les uns, amadouant les autres. Il était entrain de tirer profit fort opportunément de l'épisode du grillon, il avait demande l'intervention de son beuf, un élément-clé du dispositif.

Cet énergumène allait lui faire libérer de la place pour s'occuper lui-même et davantage de la naissance au grand jour de la ligue des goldenboys, les anciens fils des lascars du monstre, dont il avait personnellement recueilli la bénédiction parentale. Sacré complexé... 

C'était une lubie de croire que l'Alkebulan était une et unie, ça n'était qu'une fable. Du moins, l'objectif des pères fondateurs n'a jamais été aussi loin d'etre atteint. Les stades en étaient une jauge parfaite. 

L'animosité constatée à l'occasion des joutes sportives notamment révélées une haine contenue d'adversaires dressés a se haïr avec discipline. Quand le teint de la peau ne l'exacerbait pas.   

Le gourou avait du chemin. Il parlait d'unité mais les dirigeants instrumentaient leurs peuples pour défendre jalousement leur misère, comme on ferait d'un patrimoine national. 

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