vendredi 30 janvier 2026

DINGUERIE NARRATIVE....

La politique n’est ni morale ni immorale : elle est amorale. Un territoire où l’homme cesse d’être une conscience pour devenir une mécanique. Un animal cohérent, opportuniste lucide, stratège appliqué ou, plus souvent, prédateur hors du remords, vide habité. Il y obéit à ses instincts, y satisfait ses besoins, y joue sa survie, y cultive son plaisir. Sans culpabilité. Sans justification.

Cela n’est vrai toutefois que si l’on réduit la politique à une simple technique de conquête, d’exercice et de conservation du pouvoir. À condition d’oublier qu’elle est aussi, dans sa plénitude, un projet humain : promesse de bien commun, horizon d’attentes populaires, levier d’amélioration des conditions de vie.

Le gourou avait toujours alerté qu'il ne fallait pas abandonner ce champ aux hommes moralement et spirituellement désincarnés. Tel l'ouroboros en incarnait l'exemple le plus actuel. Et dont la trahison est d’autant plus insupportable qu’avant son avènement il s’était drapé des vertus du gourou, bercé par ses prêches, rehaussé par sa notoriété.

Le gourou n'excellait pas que dans l’art rare de faire vomir ses tripes à la société, de faire avaler leurs sottises aux politicaillons et surtout de faire tomber les masques.

Dans ce brouillamini, ruse iconoclaste de Satan ou amour paternel exacerbé, un nouvel ordre pointant son bout de nez. Un bourgeois s’était mis en tête de hisser sa fille au sommet du Gourouland. Imeldasse devra surveiller ses arrières : ce père, vendeur hors pair, a de quoi glisser son enamouré garnement qui jouait avec les allumettes dans ses poches pleines d’argent. 

Une nouvelle offensive de Satan prenait forme, accélérer la transition poussine–poulette–poule, remettre les choses à l'endroit quitte à naturaliser l'imposture pour rendre l'héritage plus évident

Au fond l'ourobors en lui-même n'était-il pas un dur rappel à l'ordre du gourou et des gouroulandais ?

Depuis que le monde est monde, qui pouvait compter un prophète issu de la rase-campagne ?

Mais il semblait que le sort en etait jeté ! La Nounou, carquois chargé de flèches empoisonnées en boudouliere, arc bandé à bout de bras, veillait sur son précieux butin, l'ouroboros, et imposait la discipline tout autour de lui. Elle ne s'encombrait pas d'idéologie ou d'histoire, elle était en mission, elle avait sa mission.

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