vendredi 5 juin 2026

LA SAGESSE FOLKLORISTIQUE

Partout où l’humain construit ou raconte ses origines, une logique sous-jacente permanente jaillit : l’ordre naît d’une fracture et la continuité du monde n'est jamais lineaire.

Caïn tue Abel. l'assassin est condamné à l'exil, marqué comme paria. 

Chez les fils de Jacob, la trahison des frères produit l'élévation de Joseph... 

Mais cette logique dépasse la fraternité elle-même. Car dans d'autres traditions, la création repose sur une tension entre principes jumeaux, forces opposées mais indissociables, comme si l’univers ne pouvait se stabiliser sans contradiction interne.

Ainsi se dessine une intuition persistante : l’ordre naît du chaos, la lumière de l’obscurité, la forme du sans-forme. Mais alors si le bien, le bon, la justice sont eux aussi des formes d’ordre, faut-il en déduire qu’ils procèdent également d’un désordre préalable ? Ou bien faut-il comprendre autrement que le bien n’efface pas le chaos, mais le transforme, le contient, l'adapte sans jamais le supprimer entièrement ?

C’est peut-être là la jonction ultime des mythes et des contes : ils ne disent pas seulement que le monde commence par une création maitrisée mais aussi que toute valeur stabilisée — ordre, vérité, justice — demeure habitée par ce qu’elle a dû dépasser pour exister.

Comme quoi le traitre peut conquérir le pouvoir mais rarement la paix. 

Les froufrous de la nounou etaient loin d'être anodins et n'y feront pas grand chose. La première tentative d'enlèvement d'un haillonneux, le serval en l'occurence, s'était soldée par un échec retentissant. Une phalange de la racaille s'opposait résolument aux ordres de l'état major ethnique. 

Elle s'en remettait à la marmaille. Car les contes et les mythes nous ont appris à craindre davantage celui qui décide ce qui est juste pour tous, car il ne laisse derrière lui aucun appel possible.

Mais son émoi palpable masquait aussi mal l'agitation puérile de son babyboss. L'ouroboros, en effet, en etait reduit dans son délire tremens à revisiter le lexique propre aux désespérés, la gestuelle des acculés par la honte et le renfrognement qui déformait le visage des menacés par le mépris social. Il confondait les mots, vitupérait et hallucinait. L'ombre du gourou le hantait partout ! 

Comme quoi le traitre peut tuer son ferre mais rarement son ombre.    

Mais c'était quoi ça, encore ? Sortir un bazooka pour ajuster un moustique ! Le gourou dépassait les bornes du simple rouleau compresseur. 

Satan observait. Coi. Ses conditions draconiennes pour être son fils étaient plus que jamais de mise. Il comprenait dans cette époque des derniers temps, il avait l'embarras du choix. Les élus, hors de sa portée, etaient devenus une denrée rare.  

Le sikori blanc était annoncé.... Fête sur la place !

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