L'humanité aurait-elle inconsciemment programmé son propre remplacement au nom de ce rêve insaisissable de l'âge d'or ?
Au Gourouland, ce débat de société n'avait aucune chance de prospérer. Comme toujours, le Corbeau, sa racaille batracienne mutante et son skulk de renards semblaient obnubilés par l'élimination du gourou. Lequel sans forcer, en silence ou par un effet de manche, les tirait tristement par leur bout de nez.
Le corbeau était-il le plus à plaindre dans cette liste d'obsédés ? N'avait-il pas changé de père et adopté un Pittbull en vain ?
Il comblait son incompétence flagrante par une méchanceté grossière vis a vis du peuple. Il masquait son impopularité grandissante par un relatif éloignement du terrain, à cause d'une susceptibilité hautaine d'un ego démesuré.
Bref, son silence mesurait toute son incapacité, son inaptitude à la fonction.
Tenez, en ce moment, pour calmer sa honte, il était entrain d'engueuler le même pittbull au bord de l'apoplexie. Ce dernier s'était vu opposer une fin de non recevoir de la part du jadis flamboyant grand animal.
Le grand animal avait refusé de se faire avoir à nouveau pour décliner catégoriquement son offre de remise en service avec son régiment de dogues qu'il avait très bien dresses à tuer des haillonneux.
Cette dernière démarche de la part du Pittbull marquait un glissement déterminant au niveau du plan d'assassinat du gourou.
Mais la racaille sataniste n'était pas encore au bout de ses peines. Elle n'était pas toujours parvenue à donner un nom à son plan macabre. Un plan anonyme est un plan qui cherche son pigeon.
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