dimanche 16 février 2014

POLITICIEN OU HOMME D'ETAT ?



Le rapport de la fameuse Commission Nationale de Reforme des Institutions est désormais entre les mains de notre bonhomme Président Maky Sall…

Les tressaillements verbeux des militants du parti présidentiel à l’énoncé de certains points ciblés du rapport suffisent à démontrer finalement que la Commission a bien travaillé. 


Ses propositions sont indubitablement frappées de l’indépendance, du courage et l’intelligence de ses membres.

En cela, Ahmadou Makhtar Mbow et ses collègues méritent de la nation toute entière, de leurs concitoyens épris de paix et de justice.

La proposition de la limitation de l’âge du candidat à la Présidence pouvait elle simplement être émise sans esprit d’indépendance ?

L’autre proposition de donner la possibilité au gardé à vue de bénéficier de l’assistance d’un avocat est salutaire en ce qu’elle impose un nouveau comportement davantage respectueux des droits de l’homme de la part des forces de l’ordre.

La proposition scellant l’incompatibilité des fonctions de Président de la République et de Chef de parti politique, quoique sempiternelle ritournelle,   mérite d’être soulignée…

Si bien qu’il nous faut vraiment prier Allah le Miséricordieux de toucher le bonhomme Président de sa grâce pour qu’il n’écoute pas ces collègues politiciens en se souvenant que « l'admirable avantage d'être politicien c'est de toujours pouvoir se convaincre qu'en avançant soi-même on fait automatiquement progresser le peuple ».

Nous ne lui demandons pas de faire comme Abdou Diouf, artisan du code électoral consensuel de 1992, ni comme Abdoulaye Wade qui avait organisé une conférence publique sur la Constitution de 2001 mais bien plus.

Nous lui demandons d’être fidèle, d’abord ! Fidèle aux idéaux de l’Espérance qu' en 2012 ses compatriotes lui avaient achetée dans sa boutique APR... car la dynamique de cette espérance exige de sa part une prise de conscience plus forte de ce qui nous sépare encore de ce que nous pourrions ou voudrions être.   

Nous lui demandons enfin d’être un homme d’Etat ! Il ne faut pas, ainsi, qu’il pense à la prochaine élection mais aux futures générations de sénégalais et sénégalaises.

Mamadou DIOP 

dimanche 9 février 2014

UN GEANT DU SAVOIR !



Professeur Cheikh Anta Diop

jeudi 6 février 2014

LETTRE AU PROFESSEUR DE MON FILS


 Il aura à apprendre, je sais, que les hommes ne sont pas tous justes, ne sont pas tous sincères.

Mais enseignez-lui aussi que pour chaque canaille il y a un héros; que pour chaque politicien égoïste, il y a un dirigeant dévoué…

Enseignez-lui que pour chaque ennemi il y a un ami,


Éloignez le de l'envie, si vous pouvez, enseignez lui le secret d'un rire apaisé.

Qu’il apprenne de bonne heure que les despotes sont les plus faciles à flatter…

Enseignez-lui, si vous pouvez, les merveilles des livres…

Mais laissez-lui un peu de temps libre pour considérer le mystère éternel des oiseaux dans le ciel, des abeilles au soleil, et des fleurs au flanc d’un coteau vert.

À l'école, enseignez-lui qu’il est bien plus honorable d'échouer que de tricher…

Apprenez-lui à avoir foi en ses propres idées, même si tout le monde lui dit qu’elles sont erronées…

Apprenez lui à être doux avec les doux, et dur avec les durs.

Essayez de donner à mon fils la force de ne pas suivre la foule quand tout le monde se laisse entrainer…

Apprenez-lui à écouter tous les hommes mais apprenez-lui aussi à filtrer tout ce qu'il entend à travers l’écran de la vérité, et à en recueillir seulement les bonnes choses qui passent à travers.

Apprenez-lui si vous pouvez, à rire quand il est triste…

Apprenez-lui qu’il n'est aucune honte à pleurer,

Apprenez-lui à se moquer des cyniques et à prendre garde devant une douceur excessive…

Apprenez-lui à vendre ses muscles et son cerveau au plus haut prix, mais à ne jamais fixer un prix à son coeur et à son âme.

Apprenez-lui à fermer les oreilles devant la foule qui hurle et à se tenir ferme et combattre s'il pense avoir raison.

Traitez-le doucement, mais ne le dorlotez pas, parce que seule l’épreuve du feu forme un acier fin.

Qu’il ait le courage d'être impatient et la patience d’être courageux.

Apprenez-lui toujours à avoir une immense confiance en lui même, parce que dès lors, il aura une immense confiance envers l'Humanité.

C'est une grande exigence, mais voyez ce que vous pouvez faire…

Il est un si bon garçon, mon fils!

Abraham LINCOLN