
Le gouvernement qui nous avait
habitué, depuis ses débuts, à gérer les dossiers de l’Etat sur la place
publique se tait de façon incompréhensible sur cette question.
En l’espèce, la très bavarde
Ministre de la Justice, Mme Aminata Touré à la tenue vestimentaire indécente et à la coiffe de
chipie, aurait été bien inspirée de nous entretenir des motifs apparemment très
sérieux qui ont motivés cet acte d’hypocrisie de Maky Sall ?
Oui, pourquoi le Président a t il commis cette forfaiture ?
Le marabout s’étant publiquement
démarqué de la chose politique tout en marquant sa neutralité, pourquoi Maky
Sall a-t-il osé profaner la volonté du marabout ?
Nous avons d’autant plus besoin de
savoir que comme le dit l’iconoclaste Abdoulaye Bathily, le pouvoir n’est pas
un cheque en blanc pour faire ce que l’on veut contre la volonté populaire mais
un cheque libellé pour faire des choses déterminées dans le sens de l’intérêt
général….
Nous pouvons ajouter que le pouvoir
confié à Maky Sall ne saurait être compris par lui et ses affidés comme un
instrument de domestication de l’opinion, de conditionnement des esprits…tel
que recherché dans le fond par cet acte sacrilège.
Et d’ailleurs depuis quand un état de grâce se décrète-t-il ? Où
l’a-t-on vu, le cas échéant ?
En vérité, les premiers pas
lamentables du président Maky Sall ne sont pas sans nous rappeler les mêmes
débuts calamiteux de son mentor, Abdoulaye Wade, naguère.
L’histoire se répèterait-elle, par
conséquent ?
Marx a écrit fort à propos que
l’histoire se répète… elle commence par une tragédie et se reproduit sous forme
de farce…
Mais le bonhomme ne nous dit pas
comment elle se termine ?
Oui sous quelle
forme l’histoire se termine-t-elle ?
De toute évidence, si
l’expérience n’était pas utile, à quoi bon connaître l’histoire ?
Elle nous enseigne que la raison
prend peur, si les promesses sont sans limites.
Prions, prions pour qu’à défaut de récolter un
état de grâce, Maky Sall soit touché par
la grâce et confie à de vrais connaisseurs la rédaction d’un programme de
gouvernement.
Mieux vaut tard que jamais !
Mamadou
Diop