A chaque chose, malheur est bon ! Parce que fort souvent, le malheur n'était qu'un bonheur bien emballé. Les gouroulandais pouvaient bien le comprendre, à présent. Pour autant, devrait on arrêter de penser que le passage du monstre comme le plus grand malheur qui nous soit arrivé ?
Bien évidemment que non, mais il pouvait bien représenter ce " malheur commun" après lequel une nation prenait conscience de sa fragilité et sur les cendres duquel elle décidait de bâtir une future nouvelle unité à toute épreuve. Après les terribles épreuves de la vérité et la justice !
Le feu était au vert sans aucun doute pour Satan et ses hordes démoniaques. Oserait-il tenter un nouveau raid sur le Gourouland ? Les choses n'étaient pas toujours ce qu'elles semblaient être !
On pouvait certes donner à ce malheur un nom au regard de ce qui lui en a le plus pâti, au regard de ceux qui en ont le plus pâti... on imaginait aisément lequel !
La racaille ne savait plus à quel saint se vouer. La marmaille continuait à marcher sur le fil. Le monstre et sa vermine les avaient abandonné au milieu du gué. C'est que les nécrobies tenaient bien leur monde en laisse. Ils en avaient les moyens et comment ! Plus, il n'était pas question pour eux d'être les seuls à payer, si d'aventure il y avait quoi que ce soit à payer.
L'ambition internationale du monstre était définitivement plombée suite aux révélations de sa cupidité sans limites. Qu'allait devenir sa vie de sa famille en exil forcé ? L'argent ne faisait pas le bonheur. Le bonheur ne s'obstenait qu'au bout de la pratique de la vertu. Oui, il ne pouvait pas y avoir d mal sans bien !
L'ouroboros aiguisait ses crocs. Son esprit chauffait à l'idée que le monstre puisse digérer tranquillement. Le coup d'envoi... La traque allait être de longue haleine !