La vie est un grand malentendu. Peut etre bien que oui mais malentendu entre qui ? En tout cas, elle ne cessait de donner des leçons à tous depuis l'obligation de prendre certaines décisions jusqu'à ces peurs à affronter forcément en passant par des solitudes à accepter bravement.
Et une de ces leçons, sans doute la moindre, était la renommée du gourou. Les uns acceptaient ce qui ne dépendait de personne, les autres la redoutaient quant à sa faculté de contrarier leur influence et certains la ridiculisaient au moyen de blasphèmes.
La grand'poupée était cruellement déçu. Le monstre lui avait fait faux-bond. Mais c'était surtout parce que les assurances du jeune barbu n'avaient pas suffi à décider le gras lion dormeur de braver la fougue du gourou.
Satan avait nommé son nouveau prince, Judas, le plus grand traitre de Laf, à la tête des forces spéciales blasphématrices. Il faut préciser que la félonie du Judas avait conquis Satan, tout ravi de trouver un si bon pedigree capable de l'aider à défaire les liens que le Suprême avait noués.
Il avait insufflé sa flamme dans la bouche de son petit prince et l'avait rassuré qu'étoffer la troupe serait une mince affaire pour lui. Le satané traitre, Judas, se voyait ainsi, propulsé au devant de la plus grand troupe inédite de la mécréance !
Dadial devait forcement non loin.... d'autant plus qu'il s'était épris de deux spécimens intéressants. Le Mamba noir, le larbin noir au coeur plus noir que le charbon noir et le flibustier pervers se refusaient d'être des larbins de judas, le nouveau fils de Satan.
Le jeune barbu n'était pas en reste... Principalement ou adjointement, des forces occultes de son obédience jouaient un rôle trouble. Par passivité immature ou par une neutralité lâche, elles fortifiaient, l'air de rien, le camp des ténèbres.
Dadial ne devait pas être loin... etait il déja dans le mêlée ou touj
Humilier le gourou ne cessera donc jamais d'etre l'enjeu principal dans certains cercles lafiens...
Mais le gourou n'en avait cure. Il gambadait au milieu des siens. Ces moments de retrouvailles passionnées entre les haillonneux dépassaient l'entendement. Il avait compris que son bonheur, le seul, etait dans ces mots fortes, ces yeux amoureux, ces mains implorantes, ces larmes de joie et cette course plaisante !
Oui, parce que la vie enseignait aussi qu'il y avait des changements qui devaient se produire, des larmes qu'il fallait verser pour que fleurissent de nouveaux départs...
La trahison est la seule vérité qui perdure.