mardi 29 octobre 2024

LE POUVOIR DU BLASPHEME...

La vie est un grand malentendu. Peut etre bien que oui mais malentendu entre qui ? En tout cas, elle ne cessait de donner des leçons à tous depuis l'obligation de prendre certaines décisions jusqu'à ces peurs à affronter forcément en passant par des solitudes à accepter bravement. 

Et une de ces leçons, sans doute la moindre, était la renommée du gourou. Les uns acceptaient ce qui ne dépendait de personne, les autres la redoutaient quant à sa faculté de contrarier leur influence et certains la ridiculisaient au moyen de blasphèmes.  

La grand'poupée était cruellement déçu. Le monstre lui avait fait faux-bond. Mais c'était surtout parce que les assurances du jeune barbu n'avaient pas suffi à décider le gras lion dormeur de braver la fougue du gourou.  

Satan avait nommé son nouveau prince, Judas, le plus grand traitre de Laf, à la tête des forces spéciales blasphématrices. Il faut préciser que la félonie du Judas avait conquis Satan, tout ravi de trouver un si bon pedigree capable de l'aider à défaire les liens que le Suprême avait noués. 

Il avait insufflé sa flamme dans la bouche de son petit prince et l'avait rassuré qu'étoffer la troupe serait une mince affaire pour lui. Le satané traitre, Judas, se voyait ainsi, propulsé au devant de la plus grand troupe inédite de la mécréance !

Dadial devait forcement non loin.... d'autant plus qu'il s'était épris de deux spécimens intéressants. Le Mamba noir, le larbin noir au coeur plus noir que le charbon noir et le flibustier pervers se refusaient d'être des larbins de judas, le nouveau fils de Satan.  

Le jeune barbu n'était pas en reste... Principalement ou adjointement, des forces occultes de son obédience jouaient un rôle trouble. Par passivité immature ou par une neutralité lâche, elles fortifiaient, l'air de rien, le camp des ténèbres. 

Dadial ne devait pas être loin... etait il déja dans le mêlée ou touj 

Humilier le gourou ne cessera donc jamais d'etre l'enjeu principal dans certains cercles lafiens...   

Mais le gourou n'en avait cure. Il gambadait au milieu des siens. Ces moments de retrouvailles passionnées entre les haillonneux dépassaient l'entendement. Il avait compris que son bonheur, le seul,  etait dans ces mots fortes, ces yeux amoureux, ces mains implorantes, ces larmes de joie et cette course plaisante ! 

Oui, parce que la vie enseignait aussi qu'il y avait des changements qui devaient se produire, des larmes qu'il fallait verser pour que fleurissent de nouveaux départs... 

La trahison est la seule vérité qui perdure.    

dimanche 27 octobre 2024

LA PLACE POUR DEUX....

La vie de misère continuait de dérouler ses tentacules enserrant les pauvres lafiens. La mise en route du projet avait du plomb dans l'aile. Mais cela ne semblait pas, outre mesure, doucher les ardeurs des haillonneux qui croyaient dur comme fer aux lendemains enchanteurs prophétisés par le gourou. 

Le gourou et le top management haillonneux se croyaient au bout de leur peine après avoir fini leur diagnostic du mal du système. Mais c'était le moment choisi par le jeune barbu pour jeter du sable dans les mécanismes de la machine neuve alors qu'on attendait de lui qu'il l'enclenche.

Et que l'on ne convoque guère Satan pour ce cas ! Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. L'exercice du pouvoir a toujours conduit à l'ivresse quelque soient par ailleurs le degré de la foi, la grandeur du dessein ou la pureté spirituelle. En révélant la face sombre de l'individu, l'orgueilleux niera toujours en avoir, cette ivresse vous incite à vous rebeller contre l'histoire pour tenter de l'effacer ou de la réécrire. 

Le gourou n'en serait certainement pas à sa dernière expérience de la traitrise. Mais pouvait-il accepter de voir ses fidèles continuer ainsi de souffrir pour lui ? 

Satan avait beaucoup avait d'autres chats à fouetter ! Il avait fort à faire avec son adoption de Judas, le plus grand traitre de Laf. Plus, il reconstituait ses troupes avec beaucoup plus d'application cette fois-ci, épluchant personnellement, avec le plus grand sérieux démoniaque, les dossiers d'adhésion. Il n'était plus question de revivre la cruelle déception que lui avait infligée Hades, son fils indigne et incompétent. D'ailleurs c'était le moindre mal pour lui de rotir au soleil ! 

Celui du mamba noir, le larbin noir au coeur aussi noir que le charbon noir et celui du flibustier pervers avaient attiré son attention, bien en exergue au dessus de la pile de ceux qui lui avaient livré leur âme sans condition ?  

Satan savait ce qu'aucun lafien ne savait grâce a son pouvoir de s'infiltrer dans tous les recoins des cieux et de la terre. Il avait bien vu que Dadjal rodait dangereusement autour de Laf cherchant le domicile parfait. Allaient-ils pactiser ou s'affronter ? 

Laf en valait la peine certainement mais n y avait-il pas assez de place pour les deux maudits ?   

mardi 15 octobre 2024

L"ETERNEL VILLAGE DE BAMBOULA...

 "Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de 7 mille ans qu'il ya des hommes qui pensent". Cela avait le mérite d'être rappelé aux haillonneux qui pavoisaient. Pour autant, il était hors de notre pensée de doucher leurs ardeurs légitimes à abréger méthodiquement les souffrances de leurs congénères. 

Lice, peigne, navette, fil, aiguille,tissu ou simplement un métier à tisser, le gourou était-il l'instrument du destin de Laf ? La question vaut son pesant d'or tant rien, absolument rien n'égalait son influence. Son vécu d'injustice et sa démarche tranchée avaient abrogé le neutralisme intellectuel. 

Il y avait ceux qui l'aimaient quoiqu'il fasse et il y avait ceux qui le haïraient à jamais. La politique aussi à Laf obéissait à ce classement, le plus naturellement du monde. 

Or tels la haine et l'amour qui étaient des sentiments éternels, l'animosité entre les deux groupes pro et anti gourou ne pouvait qu'etre outrancière.

Ainsi, la haine contre le gourou prenait les accents d'une mécréance assumée par les antigourou qui se confondaient harmonieusement avec les fils de Satan, précurseurs du mouvement... Le flibustier pervers, maniaque et narcissique à souhait et le mamba noir, le larbin noir au coeur aussi noir que le charbon noir, en étaient les leaders assumés !

On ne reprochera pas leur exubérance aux progourou. Car si leur rêve ne se concrétisait point, ce sont eux avec le peuple qui continueraient de vivre le quotidien cauchemardesque des peuples d'Alkebulan depuis le jour fatidique où par un malheureux concours de circonstances, ils furent "découverts" puis apprivoisés dans les villages de Bamboula et enfin jetés en pâture au monde humain, matériel et spirituel d'ailleurs...

vendredi 11 octobre 2024

L'HEURE DE GLOIRE...

Il n'était de pire aveugle que celui qui ne veut voir...de pire sourd, aussi, celui qui ne veut entendre. Laf changeait ! 

La marmaille s'était assagie... Et la racaille, consternée, s'était résolue de s'attaquer aux nécrobies !

Lesquels nécrobies faisaient le morts depuis que leurs inspirateurs avaient été alpagués. Sans doute pour éviter la guillotine dont le mécanisme etait enclenché... 

La vermine du monstre était en plein désarroi. Les questions vitales  pour les larbins étaient comment éviter le karma pour les uns et pour les autres, comment faire pénitence. La plupart résolvaient ces questions par la fuite lâche ou le recours aux fétiches. La foi était elle donc juste cette couche d'émail qui recouvrait simplement notre fond païen comme le prétendait Nana Houphouet ? 

Mais qu'est ce qui faisait courir le monstre ? Les jababus - qui n'en revenaient pas toujours qu'un des leurs ait pu faire défection - pensaient mordicus que c'était du fait de la squaw dont l'art du camouflage n'avait d'égal que son adresse d'archère navajo !

Le monstre avait-il reçu une salve de ses flèches ou redoutait-il le moment hautement probable de leur rencontre ? 

Tonton avait marre de ses sempiternelles jérémiades. Il lui avait suggéré l'air de rien d'appeler le jeune barbu à l'aide... Une solution dont la mise en ouvre n'était pas sans risque lui avait été proposée. 

Valait-il la peine de se poser la question de savoir si Laf n'était pas un pays maudit ? 

Comment cela se faisait-il que de tous les pays du monde à travers lesquels il avait éparpillé ses pièces d'or, il fallait que ça soit à Laf, ce pays qu'il a pillé sans vergogne, vicieusement désuni et ensanglanté de la plus misérable de manières, qu'il pensait trouver le refuge le plus sûr ? 

Est ce que la perspective de recroiser le fer avec le gourou était affaire moins dangereuse que croiser le chemin de la squaw ? 

Ceci dit, le retour hypothétique du monstre à Laf ne faisait pas que des heureux. 

Car même si personne ne doutait qu'il lui serait plus facile d'y entrer  que d'en sortir, le chat fâché et ses chatons acolytes y voyaient une succession différée alors qu'ils croyaient tenir le bon bout...

La grand'poupée affutait ses armes. Il se réservait le monstre. Il avait préposé au marquage du gourou, ses dames de compagnie : le mamba noir et le flibustier pervers. Les allécher avait été d'autant plus facile que leur patrimoine était en péril et qu'ils auraient forcément besoin de se reconstituer...

Mais tout cela était sans compter sur les beaux restes du monstre.  Si la lâcheté gagnait les premiers rangs de ses larbins, de la vermine assez infecte prête à jouer au kamikaze subsistait encore !

Le gourou allait-il enfin s'émanciper ? Il avait arraché son indépendance pour, enfin, choisir son entourage... Son armée était en ordre de bataille. Ses haillonneux feulaient littéralement. Plus que jamais sa victoire sonnerait le glas d'une façon de gouverner en meme temps qu'elle installerait un nouvel état d'esprit par rapport au service public. 

Les lafiens allaient-il régler leur horloge sur son heure de gloire ?    

Le jeune barbu, imperturbable, sirotait son orangeade, l'oeil rivé sur la  mappemonde. Où est ce que sa future pérégrination, histoire de souffler un peu, devait-il le conduire ?