dimanche 17 juin 2018

LE SENEGAL, CET AUTRE AQUARIUS.....

Les politiciens ont rivalisé d'ardeur pour appeler à la paix..... Il doit s'agir de la paix des coeurs, nous imaginons car la  violence est multiforme.

Nos dirigeants notamment doivent avoir mesuré l'ampleur des effets de leur manière désinvolte avec laquelle ils exercent le pouvoir. 

Cette violence est alimentée par le choix calamiteux des investissements ainsi que la definition catastrophiques des priorités nationales.

La paix c'est donc avant tout des actes. Agir moralement et Corriger les errements passés et Respecter les engagements constitutifs du contrat de confiance avec le peuple...   

Suréquiper policiers et gendarmes au detriment des sapeurs popiers n'est ce pas un vilain acte trés révélateur ?

Subtiliser chaque mois des sommes faramineuses pour alimenter les sordides caisses noires pour enrichir son entourage ne participe-t-il pas à la rupture de l'égalité entre citoyens par rapport à ces femmes rurales qui triment pour la corvée d'eau ? 

Consacrer un demi-milliard à l'entretien du parc automobile de la présidence est il un acte moral  quand la famine etreint des départements entiers ?

Laisser les écoles publiques en décrépitude avancee, accueillir les enfants dans des abris de fortune dans des classes multigrades est-il un acte civique ?

Emprionner son challenger le plus redoutable, exiler un autre et tenter d'effacer son état-civil.... ca se passe au Senegal et signé par le bonhomme président Maky Sall ! 

Mais les dirigeants sénégalais n'ont rien à envier à leurs homologues africains.

Ne se sont-ils pas tous honteusement tus sur le periple de l'Aquarius chargés de ressortisants africains rescapés du naufrage de leur navire à bord duquel ils fuyaient l'Afrique ?   

L'Afrique est en soi un Aquarius.....

jeudi 14 juin 2018

DE L'HYPOCRISIE ELITISTE......

LE DIALOGUE DE MAKY RÉVÉLATEUR DE L’HYPOCRISIE ÉLITISTE 
                                                                                                                            (par Ousmane SONKO)

Le Président Macky Sall est libre de convier à un « dialogue » sur tout thème de son choix.

Tout citoyen est également libre, indépendamment de ses condition, fonction, grade et statut, d’y participer ou pas.
 

Si ces deux constats étaient compris, admis et acceptés par tous, cette publication n’aurait lieu d’être.
Mais depuis quelques jours, une certaine « élite » bien pensante (indépendants, membre de la société civile, employés d’Ong, politiques…) s’est arrogée un droit subit de tirer à boulet rouge sur une opposition « boycotteuse » du dialogue, qualifiée pour la circonstance de non patriotique et peu soucieuse de l’intérêt général.

A ces donneurs de leçon de salon, je pose les questions ci après :

- Où étiez vous quand Macky Sall, avec la complicité d’Aly Ngouye Ndiaye, et pour le bénéfice de l’aventurier Frank TIMIS et de son frère Aliou Sall, violait allègrement le code pétrolier et la Constitution pour nous spolier des blocs de Kayar et Saint-Louis et les livrer à la spéculation des derniers cités ?
 

- où étiez vous quant il récidivait avec les blocs de Casamance et Saloum onshore au profit du repris de justice Ovidiu TENDER
Vous avez t-il consulté si bruyamment ?
 

- où étiez vous, chers « dialogueurs », lorsqu’il signait des contrats léonins pour TOTAL, lui attribuant en superficie et en clé de partage les blocs les plus importants et les plus prometteurs, dans le déni total de l’intérêt national que vous invoquez aujourd’hui pour justifier votre promenade au CCIAD ?
 

- vous avait-il consulté avant de consentir à un partage à parts égales et sur des bases forfaitaires de notre gaz avec la Mauritanie ?
 

- Saviez-vous qu’on gagnera quatre fois moins du produit de nos propres ressources à cause de ces actes graves posés par ce régime ?
 

- avez-vous seulement osé soulever ces questions lors de votre « khawaré » de Diamniadio, assurément non ! parce que le « maître » Macky en avait décidé ainsi dès l’annonce de son dialogue : « on ne parle pas de ça ici, haram ! on ne parle que de partage des revenus un point c’est tout !

Épargnez-nous de grâce vos hypocrites leçons de patriotisme. Nous n’avons pas attendu l’appel au dialogue du fossoyeur de l’intérêt national dans tout l’amont du pétrole pour nous ériger en bouclier de celui ci.

- où étiez vous, lorsque des Sénégalais bénévoles dénonçaient tout cela et subissaient les affres du Macky et de ses complices multinationales, se faisant radier, éjecter du gouvernement, menacer de plaintes, cambrioler dans leurs locaux de travail… ?
Vous étiez où?
 

- lorsque des Sénégalais, conscients des actes graves commis dans la gestion des attributions et des contrats en amont, se pourvoyaient en collectif citoyen pour porter ces affaires devant les justices américaine, britannique et australienne ?
 

Certains que j’entends jacasser depuis quelques jours avaient pourtant été approchés pour la cause, ils n’ont jamais daigné lever le petit doigt.

A défaut d’avoir le courage de poser ces vrais débats, vous cautionnez simplement l’entreprise de blanchiment de mal gouvernance des ressources à laquelle Macky Sall et ses acolytes s’emploient depuis quelque temps.

A ces donneurs de leçon je dis ceci : par votre duplicité, vous abandonnez la proie pour l’ombre.
 

Quelle priorité y a t’il en effet à déblatérer sur le partage des ressources du Sénégal tirées de l’exploitation du pétrole et du gaz ?
 

- le cumul des trois sources de revenus issues de cette exploitation (part dans l’activité – part dans la production - recettes fiscales) ne fera pas le dixième des ressources fiscales budgétaires : vous a t-on jamais convié à un dialogue pour le partage des recettes fiscales ?
 

- pendant que vous y êtes, pourquoi pas un dialogue sur le partage des revenus tirés de notre or, pillé à Sabodala, de notre Zircon, pillé à Diogo, de nos ressources halieutiques, livrées aux bateaux étrangers, de notre phosphate, vendangé aux indiens… ?

Tant que l’hypocrisie, la duplicité et la roublardise l’emporteront sur les combats de principe et l’attachement permanent à la vérité, il n’y aura rien à espérer d’un peuple.
 

Il ne vous reste plus qu’à appeler à la réélection de Macky SALL, chantre du « dialogue national », pendant que vous y êtes.

Quant à nous, nous connaissons le sens de notre engagement et ne serons jamais des cautions au banditisme d’État. A chacun sa conscience !
 

Le seul combat qui vaille, c’est d’en finir avec ce régime corrompu et de renégocier tous ces contrats en 2019, c’est notre message au peuple souverain du Sénégal.

 Déwénati et bonne fête de KORITÉ à tous

mercredi 13 juin 2018

DES OFFRES SPONTANEES ASSERVISSANTES.....


Avouons que cela fait chaud au cœur d’avoir un président optimiste…. Le politicien n’est-il pas vendeur d’espoir, après tout ?

Il a raison de dire qu'il n'y a pas de malediction du pétrole qui tienne !
  
Mais le président ne s’y prend-il pas quand même un peu tardivement ?

Après avoir expérimenté l'usage de la force brute sans grand résultat, le voilà désormais ouvert, proche et jovial à l’approche des élections.

Nous sommes sincèrement tentés de n’y voir que de la ruse. Or ce sont justement les ruses qui perdent le lièvre. S’il se limitait à courir droit devant lui, il serait immortel.

Toutefois, la mine tranquille du bonhomme président à l’occasion du dialogue autour du pétrole et du gaz a été très remarquée… J’éprouve de la satisfaction que des sénégalais aient pu déambuler à travers ce centre de conférences qui leur appartient et de couper le jeûn royalement avec leurs impôts collectés… les bienheureux sauront au moins à quoi aura servi une partie des ponctions qu’ils subissent de la part d’une administration inégalitaire.

Oui, si ce n’est pour alimenter encore des caisses noires et permettre à des politiciens inutiles de mener ripaille, les impots ne servent quasiment pas la bonne cause, hormis le remboursement de la dette incontrôlée et incontrôlable.

Ne soyons pas surpris que l’Etat, dès lors, que l’Etat ne soit pas solvable. La quasi-totalité de ses recettes remboursent des dettes contractées de manière cupide et impudente.  

Ne soyons pas surpris que l’emigration et l’exode rural soient les seules issues pour les jeunes car en signant aveuglément au nom de l’Etat, les perfides offres spontanées démarchées par des apporteurs d’affaires très bien introduits dans tous les cabinets ministériels pour financer la moindre infrastructure, nos politiciens, toujours à l'affût de gains d'argent, ont définitivement hypothéqué notre souveraineté et mis en bail des pans entiers de notre économie au grand malheur des jeunes générations présentes et futures…

Les dégâts – effondrement des secteurs sociaux - sont tels qu’il faut bien plus qu’un dialogue d’un jour pour redresser la tendance. 

On rappellera cependant au bonhomme président Maky Sall qu’il ne suffit pas d’emboîter le pas au lièvre pour que l’on devienne lièvre. 

Et s’il décidait tout bonnement d’appliquer les conclusions des Assises Nationales ? Gains de temps et d'argent....