mardi 31 décembre 2024

DU LIT SPIRITUEL...

Gouroulandais et gouroulandaises avaient attendu ce moment dans un suspense émotionnel intense fait d'un mélange entre appréhension et espoir. Comme si le gourou en était à sa première prise de parole ! 

Et leur gourou avait été au rendez vous, il leur avait parlé et bien parlé, les avait à nouveau convaincu mais aussi plus que jamais avait dopé leurs espoirs d'un gourouland juste et prospère. 

Toutefois, le pays restait sur une profonde division sociale et economique. Sans doute que trop profonds étaient les sillons de la vaste entreprise de démantèlement qui tint lieu de gouvernance pour le monstre et sa vermine mais l'unité des coeurs et des esprits était une condition nécessaire de premier ordre pour ce nouvel essor chanté. 

Le gourou en était conscient mais même si à l'impossible nul n'était tenu, il avait besoin de bâtir des consensus forts pour optimiser son action qui cristallisait une espérance exceptionnelle. Et il avait besoin de renfort, au delà de son intelligence tactique et stratégique et la persévérance hors du commun de son Etat-major. 

Comment parvenir à des accords, sans compromission, avec des adversaires qui ne pensent exister qu'à travers votre anathémisation et qui ne peuvent assouvir leur ego qu'à travers la diatribe méprisante et haineuse contre le gourou ?

La nécessaire reddition des comptes peut elle présider à une convergence de vues sur la justice et la paix entre la vermine et les haillonneux ?

N'était-ce pas la partition dédiée à l'ourobouros malencontreusement sorti de son lit spirituel. Mais qui oblige un ingrat, risque d'acheter la haine... 

Mais qu'à cela ne tienne, dans ce superbe jeu magistralement mené de bout en bout par les haillonneux et leur gourou, la balle de match était désormais entre les mains de l'ouroboros.       

Justement au moment où Satan, la rage au coeur, entreprenait la destruction de ses bases. Il se demandait comment ce repaire à l'allure paradisiaque avait pu échapper à son escarcelle. Ses hordes avaient fait le nécessaire, il n'en disconvenait. 

Mais parce que répéter son erreur est la marque du Diable, sans doute il n'apprendra jamais de sitôt qu'il n'avait rien à gagner dans une alliance avec les hommes. Il avait ouvert sa hotte pleine d'âmes qu'il libérait au vent... 

Toutes ces âmes qui se sont offertes à lui, qui se sont vendues à lui et qui ont cherché refuge auprès de lui non sans auparavant les avoir marqué du signe du diable. 

Décidément le Gourouland était béni ! Ses illustres fils, aujourd'hui dans le limbe, n'avaient jamais arrêté de prier...    

mardi 17 décembre 2024

LA PLUME DU SCRIBE

Dans une relative opacité, le destin du Gourouland s'écrivait avec frénésie. La faute au scribe ou à la plume ? Comme si la dernière n'était pas l'expression de l'âme du premier ! Sans pourtant qu'elle ne lui suffise, enfoncée dans le dos, pour être un coq !  

L'ourobouros devenait un excellent voilier par la force des choses. Il avait confectionné un laraire doré serti de diamants et tapissé de feuilles de palladium dans un coin particulier dans son coucou. 

Il en fallait beaucoup plus, effectivement, pour se défaire de l'emprise menaçante des maîtres chiens qui étaient loin de lâcher l'affaire. Il n'en sera jamais question, d'ailleurs, pour eux si habitués à être obéis au doigt et à l'oeil partout par tous et pour tout de baisser les bras devant leur intérêt transcendantal.

L'exfiltration du Condoreau, l'âme damnée des chiens méchants n'avait pas visiblement suffi comme gage de sa bonne volonté. Ils en voulaient davantage. Mais quoi ? Le mamba noir au coeur plus noir que le charbon noir déguisé à présent en lézard jaune et bleu ?

L'ingrat se sentait particulièrement concerné par le sort de Judas, le très grand traître et non moins fils de Satan. Comme beaucoup, il se demandait comment Satan pouvait-il rester si indifférent au supplice infernal de son fils Judas. Et même si, comme tous, il ne voulait pas savoir la nature du différend qui opposait le père démon à son fils démon.  

Ce qui opposait des démons ne pouvait relever que du code de monial. Tout ce que l'on savait, par contre, c'est que malgré la convocation paternelle inédite au Pandémonium et les mises en garde affectueuses du bas droit de son père, Belzébuth, Judas s'était enflé d'orgueil et avait entrepris de compter les étoiles. 

De là, on pouvait imaginer que sans doute le père avait piqué une jalousie atroce envers son fils adoptif qui voulait rivaliser avec lui d'orgueil. Mais encore une fois, autant les jababus n'avaient aucune prétention de connaitre le fin fond du dossier, autant les cerveaux fêlés que leurs élucubrations affriolaient ne devaient pas s'en soucier outre mesure !

Des corbeaux s'étaient portés volontaires pour assurer la garde du gourou. A quoi bon ? Il ne voyait pas les lacs posés à ses pieds, tête en l'air qu'il était avec le regard braqué haut sur l'horizon mirifique dont il rêvait pour ses gouroulandais.  

lundi 16 décembre 2024

CHEIKH DAVIDOFOLLE, L'ERUDIT

Inna lillahi wa inna ilayhi radjioun. Il a fallu sa mort pour lever le voile sur son identité. Allah l'accueille au Paradis 

mardi 10 décembre 2024

LE RASOIR D'OCCAM...

Les maîtres chiens n'avaient pas lâché affaire et n'en avaient jamais eu l'intention pour eux habitués à contrôler tout et tous et de forcer l'allégeance de tout et tous. 

Ils avaient bien largué le mamba noir, le larbin noir au coeur noir aussi noir que le charbon noir. Le vagabond s'était bien gardé de le dire, préférant faire voeu de silence.

Les maitres chiens avaient ensuite choisi de le substituer par l'immature garçon capricieux qui avait été très heureux de servir de canal de transmission de leur invitation-convocation à l'ouroboros. 

Ce dernier était moins tendu depuis qu'il avait reçu la sainte onction du gourou de refaire partie de son armée de haillonneux. Enfin, avec quoi se protéger de l'infortune liée aux maudites alliances. Il voyait bien le supplice que Satan infligeait à son fils Judas le fils de Satan. Au moment où ses forces occultes étaient en alerte ! Allait-il les sacrifier au milieu du gué ? 

Pour arrêter sa fuite, était-ce un début de solution, sa démarche fière d'idiot ingrat au visage assombri par un occultisme forcené avait laissé place à une austérité factice d'un passif agressif. Car des tonnes de beurre de karité mélangé au kaolin avaient été vaines à reilluminer sa face.    

Il ne lui en restait pas moins une lourde tâche. Comment se débarrasser des maitres chiens pugnaces, si déterminés, à réaliser leur but : accélérer la venue de Dadjal ? Lequel ne devrait pas être loin d'une idée qui se matérialiserait en se nourrissant du sang et des chairs des humains sacrifiés par sa domesticité. 

Exactement le cocktail qui alléchait Satan qui lui même entraînait dans son sillage diverses autres forces mystérieuses s'il ne les attirait à la façon d'un aimant et avec lesquelles il partageait la même prédilection des fétiches !

Le gourou était à mille lieues comme d'habitude de ces basses préoccupations. Il rêvait d'un peuple de gouroulandais unis pour le meilleur et pour le pire par les liens de confiance à toute épreuve. 

Il donnerait tout l'or du monde pour racheter le douloureux prix du  nouveau départ de son empire. Il allait y avoir surement des larmes et sans doute beaucoup de pleurs mais certainement beaucoup de sueur !   

Le monstre avait ouvert la boite de Pandore ! Satan et ses hordes maléfiques avaient goûté au sang des gouroulandais et ils devaient l'avoir trouvé de très bon goût pour en réclamer davantage, encore et encore.