vendredi 30 juin 2017

Les smartphones rendent cons, c'est prouvé par la science….

Des chercheurs d'une université du Texas ont constaté que la "simple présence" d'un smartphone réduisait la capacité des individus à réfléchir et à se concentrer, y compris lorsqu'il était éteint.

Le smartphone, l'intelligence à portée de main ? C'est à voir. Le nom même de ce terminal présent dans la poche de pratiquement toute personne pourrait se révéler impropre. A moins que finalement celui-ci ne l'emporte en 'intelligence' sur son propriétaire.
Selon une étude réalisée auprès d'environ 800 utilisateurs par des chercheurs universitaires américains, la présence de ce terminal ne rend pas son possesseur plus vif et éclairé d'esprit. C'est en tout cas la conclusion à laquelle parviennent les professionnels de la McCombs School of Business du Texas (US).
L'esprit ne lâche jamais le smartphone 
Pour l'établir, ils ont demandé aux participants de réaliser une série de tests informatiques nécessitant leur pleine concentration. Avant de commencer les tests, visant à mesurer "la capacité du cerveau à retenir et à traiter des données à tout moment", les individus ont été invités, au hasard, à placer leur téléphone sur le bureau, dans leur poche ou dans une autre pièce. Dans tous les cas, le son était désactivé.
L'étude a permis de constater que les cobayes dont le téléphone se trouvait dans une autre pièce "dépassaient significativement" dans les tests ceux dont le terminal reposait sur le bureau (écran non visible). Et eux-mêmes faisaient un peu mieux que les membres du dernier groupe dont le smartphone se trouvait dans une de leurs poches.
"Votre esprit conscient ne pense pas à votre smartphone, mais ce processus - le processus consistant à vous obliger à ne pas réfléchir à quelque chose - utilise certaines de vos ressources cognitives limitées" commente le professeur adjoint de McComb, Adrian Ward, qui dirigeait l'expérience .
Pour lui, le smartphone est à l'origine "d'une fuite de cerveau" en mobilisant des ressources de ce dernier. Les chercheurs américains estiment que le simple fait d'avoir un téléphone à portée de vue ou facilement accessible réduit la capacité de l'individu à se concentrer et à effectuer des tâches.
Pourquoi ? Car notre cerveau travaille activement à ne pas prendre le téléphone. "La simple présence de leurs smartphones était suffisante pour réduire leur capacité cognitive" juge Ward. 
Et avec 72% de Français de smartphones se déclarant "mordus" ou "accrocs" à leur terminal (baromètre 2017 des usages mobiles), ils sont a priori nombreux à se priver d'une partie de leurs aptitudes - sauf à savoir s'imposer une discipline de fer vis-à-vis de cet appareil.

Et les plus jeunes souffrent à première vue en très grande majorité de ce handicap. D'après les données 2016 du Crédoc, ils sont 95% des Français de 18 à 24 ans à être équipés d'un smartphone - contre par exemple 68% pour les 40-59 ans. De quoi se compliquer la vie lors de ses études ?

Publié par wikistrike.com sur 28 Juin 2017, 14:22pm

mercredi 28 juin 2017

KARIM LE MULETIER ?

Un saltimbanque présenté comme une mule du garçon Karim Wade a été arrêté à l’aéroport international Leopold Sedar Senghor de Dakar.

Le pauvre gus avait tout fait pour attirer l’attention avec ses grosses valises estampillées du sceau officiel du nouvel ennemi qatari !

Les entonnoirs des gorges profondes de la police nous informent que l’ordinateur de l’homme à la triple nationalité s’est très dangereusement montre très prolixe…

Eh bé, nous nous apprêtions à sourire à la perspective des milliards qui allaient tomber dans l’escarcelle de l’Etat. Car cela aurait pu servir à financer à peu de frais la catastrophe démocratique qui s’annonce, les élections législatives prochaines ! 

Mais notre garçon Karim Wade a porté plainte pour diffamation non sans se laver à grandes eaux…

En fin de compte, tout bien réfléchi, on se croirait plongé dans un film de James Bond. Sauf que l’acteur éponyme Roger Moore doit bien se retourner dans sa tombe... 

Tellement la mise en scène est grossière… Pitoyable !


mardi 27 juin 2017

DU CERCLE VICIEUX...

Premières pluies et patatras, des inondations meurtrières ! Ce sont toutes nos certitudes qui vacillent…

Cet hivernage est parti pour ne pas déroger à la règle… Il mettra encore à nu toute la carence gouvernementale dans la gestion de ce mal récurrent davantage lié à l’imprévoyance et l’insouciance…

Sera-ce bientôt au tour de Dakar où l’on continue allègrement d’une part à distribuer des autorisations de lotir et de construire des immeubles de plus en plus élevés non seulement sans tenir compte de la taille des évacuations mais la plupart du temps sur des sites non edificandi et non assainis… ?

Qui peut le plus, peut le moins, n’est ce pas ?  ou plutôt avons-nous pensé bêtement… la préférence de nos dirigeants n’irait-il pas évidemment au financement des élections les plus chères du monde !


Ahurissant, Honteux pour un des pays les plus pauvres de la planète !

.. L'AMI MODELE..

Roue de secours, pacificateur, unificateur, fusible… vous avez incarné tout cela…. un rôle ingrat auprès de l'ami et des hommes mais que Allah Al Bassirou saura rétribuer à sa juste mesure.  

samedi 24 juin 2017

QUAND NOUS PRENDRA-T-IL d'ETRE SERIEUX ?

Poste de santé de Sangalkam : Mort de cinq nouveaux nés sur fond de négligence


D’après leur père D. F, de 02 heures du matin à 05 heures, ils n’ont pas été mis dans des couveuses, encore moins évacués vers une structure qualifiée pour assurer leur survie. Même pour les besoins de leur évacuation, le poste de santé de Sangalkam aurait refusé d’affréter son ambulance sous prétexte que celle ci serait en panne. Résultat des courses, cinq nouveaux nés périssent sans même avoir le temps de savoir ce qu’est la vie. Si les quatre sont morts en cours d’évacuation, le cinquième “est reparti” vendredi 23 juin dans l’après midi.
Avec Dakaractu

jeudi 22 juin 2017

SON PRECIEUX...

"Pour apprendre la valeur d'une année, demande à l'étudiant qui a raté un examen.

Pour apprendre la valeur d'un mois, demande à la mère qui a mis un enfant au monde trop tôt. 



Pour apprendre la valeur d'une semaine, demande à l'éditeur d'un journal hebdomadaire.


Pour apprendre la valeur d'une heure, demande aux fiancés qui attendent de se revoir. 


Pour apprendre la valeur d'une minute, demande à celui qui a raté son train, son bus ou son avion.


Pour apprendre la valeur d'une seconde, demande à celui qui a perdu quelqu'un dans un accident.


Pour apprendre la valeur d'une milliseconde, demande à celui qui a gagné une médaille d'argent aux jeux Olympiques  


Le temps n'attend personne. On attend son précieux...

mardi 20 juin 2017

DES NOUVEAUX TYPES....

Touba puis Kebemer se sont illustres au cours de la semaine par des réactions populaires contre la brutalité meurtrière des forces de l’ordre… 
Le temps n’est-il pas venu de prendre la mesure de la situation ?
Une situation très facile, au demeurant, à camper :
·         D’une part des éléments des forces de l’ordre immatures, grossiers et violents sans aucune formation intellectuelle mais surtout morale
·         D’autre part des populations tenant plus que tout à leur dignité humaine et de plus de plus conscientes de leurs droits et libertés 
Comme toujours nos élites politiciennes imprévoyantes comme pas un continuent à faire la sourde oreille aux exaspérations des citoyens, aux  alarmes des organisations de droits de l’homme et à l’état d’urgence commandée absolument par le néo-terrorisme.  
Nous avons besoin, autant dire, d’une nouvelle conception de la sécurité collective qui passe par  nouveau type de policier, de gendarme, de douanier, de sapeur pompier et d’agent des eaux et forets…
Le nouveau type de citoyen est déjà en marche…. Malheureusement la balle est dans le camp du politicien….

lundi 19 juin 2017

ETAT D'ESPRIT !


Beaucoup de pays européens nous habituent depuis plusieurs années à élire des personnalités d’origine africaine dans leurs instances les plus élevées…
Ah, j’oubliai, Barack Obama a été élu président de la première puissance économique et militaire mondiale, les Etats-Unis..

Il faut dire que, là-bas, c’est une question d’état d’esprit… Un réflexe naturel plus qu’une volonté réfléchie…

Quand bien même, le village planétaire partage le même cosmopolitisme en quelque endroit qu’on se place, chez nous, nous ne manquons jamais d’en pointer la curiosité sans cesse renouvelée… celle de voir le fils ou la fille d’un ancien compatriote parvenu à ce sommet..

C’est dire donc que tant que nous animerons cet étonnement, nous sommes pas prêts à faire la même chose, ni mûrs pour adopter la même démarche.

Une parenthèse très vite refermée d’ailleurs s’était ouverte aux lendemains des indépendances…
Rien à voir toutefois avec la communauté des libanais sénégalais dont les membres ne sont guère mus par un quelconque désir de s’intégrer…  Mépris ? Réciproque !

samedi 17 juin 2017

LEÇONS....

Le vrai viatique pour la voie est de ne rien vouloir, rien désirer, rien souhaiter… S’abandonner à Dieu corps et âme,sans objectif ni volonté,mais confiant ! 

Les attributs divins sont déjà des voiles. Vouloir ou désirer,c’est se rajouter d’autres voiles… On accède au saint des saints le cœur vide de toute volonté ou désir,pas autrement. Dieu choisit avant qu’on le choisisse… 

Le Coran dit ceci : » il n’est pas de choix pour les croyants et les croyantes dès lors que Dieu a décidé ». L’encre de la plume a séché et la science de Dieu a prévalu… Comment pourrais-tu vouloir avant que Dieu n’ait voulu ? 

J’en jure par le Seigneur,la compagnie de Dieu ouvre la porte à l’épreuve et au malheur… Réjouis toi de ce qui t’attriste, ta déception est ton salut !

Nulle part tu ne liras » la jalousie » comme attribut divin ni seyant au Seigneur… Pourtant,je te le dis…Il l’est ! Comportes-toi en conséquence et n’appelle pas sa colère… Que la lumière de rassoul ( sas ) te sois lampe et guide...

...Autour de nous évoluent des waliyou authentiques qui ont accédé à ce statut sans privations ni veillées nocturnes ni jeûnes ni formules spéciales. 

Certains ne sont jamais exaucés dans leurs invocations…jamais! 

D’autres n’attirent personne à eux tant ils sont d’apparence insignifiants…

Pour certains autres,il n’y a pas plus crapule que leurs enfants…S’ils le pouvaient,ils les mettraient sur le chemin le plus sûr,le plus droit… 

Nous sommes tous objet…pas sujet…dans les mains du Roi des rois! 

A Dieu appartient la création et l’ordre. Chacun de nous choisit ses amis,malgré leurs défauts et qualités… 

Pourquoi Dieu ne choisirait pas lui même ses amis…sans qu’ils n’aient rien de plus que le commun,même s’ils se contentent du » minimum syndical » sans effort particulier ?

Maitre Davidofolle

vendredi 16 juin 2017

DU MARIAGE DE LA CARPE ET DU LAPIN...


Apres le Maroc qui a demandé à adhérer à la CEDEAO, c’est au tour de la Tunisie de solliciter un statut d’observateur…

Nous avons raison de craindre une OPA en règle du capitalisme maghrébin sur les pauvres pays ouest-africains.

Les relations économiques sénégalo-marocaines symboliques de ce mariage de la carpe et du lapin s’offrent en exemple.

Dans le sillage de la phagocytose de notre système bancaire, l’agro-biz marocain a définitivement tué la culture d’agrumes et hypothéqué la filiere horticole . Même les citrons nous vienne désormais du royaume chérifien…

Les entreprises BTP ont raflé tous les marchés publics en bénéficiant d’une intelligence suspecte avec les autorités qui leur déroulent le tapis rouge.

Ces faits ne sont guère anodins mais pour autant, cet exemple inique ne risquera pas d’être multiplié par 16 , au nombre des pays qui composent la CEDEAO car, fort heureusement, les pays anglophones ont plus de vergogne !  

Oublie-t-on les fiers jeunes africains réduits peu à peu de manière révoltante à l’état d’épaves humaines par des sociétés maghrébines racistes et xénophobes ?

Et que l’on ne vienne pas nous chanter les relations historiques, religieuses et politiques qui jalonnement les rapports arabo-berbères !

Ce sursaut maghrébin tout à coup conscient de son africité est un signe qui malgré tout ne trompe pas… Et nous en tirons la conclusion très simple et audible : si l’Ouest africain s’engonce dans la pauvreté, c’est plus par le fait d’un pouvoir politique dramatiquement en carence de patriotisme !

Et ça, entre nous, qui ne le sait pas ?

Et encore pendant qu’on y est, pourquoi ne pas convaincre nos frères mauritaniens de reprendre leur place au sein de la communauté…. C’est une obligation morale pour les tous les vrais ouest-africains...

jeudi 15 juin 2017

UN JOUR, UN ENFANT...


J’ai appris plus de la vie que mille livres de morale et chacune de ses leçons ont forgé ma personnalité,souvent malgré moi.

En 1983, les vacances universitaires, j’enseignais les bases de la religion à trois classes de collégiens ainsi qu’une classe de jeunes enfants de 6 à 8 ans.

L’un de ces enfants,particulièrement turbulent,ne ratait aucune occasion de perturber les cours. Aucune menace ni réprimande n’y changeait rien. Un jour,excèdé,j’ai eu la main lourde pour le faire taire.

Les jours suivants,il était toujours absent à l’appel de son nom,ce que j’ai pris pour un bien,puisque les cours étaient plus paisibles.

Ce mercredi là,rentrant à la maison aprés les cours qui ne se déroulaient que la demi journée,j’aperçois notre jeune turbulent traversant une rue. Derrière lui,un homme et une femme qui ne pouvaient être que ses parents. L’homme tenant un bâton le reliant à son fils et la femme tenant son boubou. Je me suis rapproché et constate que tous les deux étaient aveugles,le fils leur servant de guide.

Et j’ai compris… Que le seul moment de loisir et de jeu de l’enfant était ces moments de classe où il se retrouvait avec ses amis,étant occupé le reste du temps à accompagner,bon gré mal gré,ses deux parents qui vivaient de l’aumône.

J’en ai été profondément bouleversé et plus jamais je n’ai levé la main sur un enfant jusqu’à ce jour,quoi que fasse le gamin.

Maitre Davidofolle

mercredi 14 juin 2017

GUELEWAR, MYTHE OU REALITE ?


La preuve que tous ces plans d’émergence brodés, çà et là, ne sont que du pipeau, en voulez-vous ?
Tenez, l’invitation des dirigeants africains des économies les plus claudicantes à Berlin par la chancelière Merkel, pardi !
Cette conférence suffira, on n’en doute pas cette fois-ci, à convaincre les dirigeants africains particulièrement orgueilleux  qu’ils auront toujours tort de pavoiser devant l’immensité de la tâche à accomplir. 
N’en déplaise aux ONG tiers-mondistes, cette conférence organisée par une chancelière, Angela Merkel, qui en a toute la légitimité requise sur tous les plans, est très intéressante en ce qu’elle constitue une occasion de remettre les choses en l’endroit.
Les peuples africains sont en droit d’en attendre qu’une nouvelle vision de la politique économique, mais surtout de sa finalité qu’est l’HOMME, naisse entre les remontrances justifiées sur la mauvaise gouvernance et les assurances aux investisseurs…
Danke, Frau Merkel, d'éduquer nos dirigeants, en les aidant à grandir !
Mot de la fin : Ils sont à bonne école, souhaitons que les fruits tiennent la promesse des fleurs...

mardi 13 juin 2017

LES ENFANTS EN RADE.....


Le monde machiavélique de la politique sénégalaise est en transes… ça feule, ça barrit, ça rugit, ça hurle de toutes parts… les investitures aux législatives sont passées par là !

Aucun égard pour la sacralité du mois de Ramadan. Quand Allah est miséricordieux envers ceux qui font miséricorde, il sera certainement très courroucé contre ceux qui troublent la quiétude de ses serviteurs pénitents...  Et Lui connait parfaitement les coupables, tous les coupables !

Ce qui est cependant vraiment le plus outrancier, c’est le fait que ses tressaillements politiciens soient parvenus à porter ombrage à la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants… Les mots ont volé très bas dans la plupart des panels organisés ici et là car l’imprécation a pris le pouvoir devant la longue attente, les actions éphémères mais surtout la timidité des politiques publiques…

Il ne sert à rien de critiquer les fonctionnaires des enfants ou les ONG intervenant dans ce créneau social car ils existent par la carence de l’Etat dont seule la volonté inébranlable peut amplifier les actions locales contre ce fléau.

Mais un Etat qui au 21eme siècle construit des abris provisoires en guise de salles de classe pour ses enfants fait-il sérieux ? 

Tel président africain aura beau se glorifier de titiller les grands du monde à l’occasion des sommets mais est ce qu’il lui vient à l’idée ce que ces deniers pensent de lui !

samedi 10 juin 2017

A l'ECOLE DU SILENCE...

Parler de silence comme il convient n’est guère possible qu’à celui qui s’est fait le serviteur du silence; or, que voilà un maître exigeant. Il est si naturel de faire du bruit et si difficile de se dominer dans les choses médiocres. Et puis d’employer la parole pour décrire le silence est paradoxal; et cependant les conditions de nos facultés infirmes nous obligent pour connaître une chose à en prendre le contre-pied.

Les Brahmanes vénérables font ainsi quand ils définissent l’Absolu par la négation fameuse:  » Ni ceci ni cela « . Et cependant de même que l’Absolu est à la fois tout le possible et l’impossible, le Silence n’est pas que le non-parler; il est une entité positive; il est un génie; il est un royaume invisible, réel, peuplé; il possède comme tout être deux guides: un ange de Lumière et un ange de Ténèbres.
Tout parle dans l’Univers par périodes; et par périodes aussi tout écoute. On s’inquiète beaucoup communément de savoir ce que disent les créatures; mais quelques sages cherchent plutôt à connaître ce qu’elles taisent; souvenez-vous de la grande règle de l’Institut pythagoricien; et si la sagesse antédiluvienne dont les Brahmanes furent les plus récents héritiers, donne à l’Initiateur suprême le titre de  » silencieux « , la sagesse éternelle de notre Jésus réclame de nous, en certains cas, la perfection du silence.
Le monde des sons contient la nourriture intellectuelle de notre esprit; le monde du silence est le lieu du mystère du surconscient, de l’incompréhensible. Le discours embrasse par ses formes usuelles et par ses formes esthétiques la totalité du connu, mais ne peut que faire pressentir l’inconnu. Quand il s’arrête, d’autres voix s’élèvent qui, sans le secours des mots, nous enseignent pour l’éternité, touchent ce qui dépasse l’entendement, dévoilent ce qui est imperceptible à la sensibilité, et allument le désir inextinguible de la Lumière.
*
Tout être possède son langage. On commence à comprendre aujourd’hui que les animaux se parlent et nous parlent. Mais le langage des plantes, des pierres et objets quoiqu’inaudible pour nous, existe aussi réellement. Leurs formes, leurs qualités physiques, leurs couleurs, leur éclat, le parfum de la fleur, le goût d’un fruit, le geste d’une tige, la silhouette d’un arbre ou d’une colline, expriment bien leurs propriétés dynamiques: ce sont des signatures pour l’hermétiste; ce ne sont des paroles que pour le poète. 
La parole des extra humains réside dans un plan, parce que la communication verbale comporte toujours une influence spirituelle et que nous ne sommes pas sages assez pour qu’il nous soit permis d’agir sur l’esprit des minéraux, des végétaux et des choses.
Ce que les formes des créatures révèlent, c’est la qualité de leurs fluides; leur individualité permanente immortelle ne se laisse voir que dans un autre plan, là où réside le Verbe. Là seulement elles parlent.
Quant aux hommes, ils est nécessaire qu’ils agissent les uns sur les autres: c’est pourquoi, chez eux, le Verbe est descendu jusqu’à leur forme physique.
Nos facultés d’action, d’intelligence et de sensibilité, ne constituent qu’un roc minuscule perdu entre l’infini des petitesses et l’infini des grandeurs. Le domaine de la parole est donc bien étroit et celui du Silence bien vaste. Conformons-nous à la Loi de nature: écoutons beaucoup, parlons peu. Tout le monde rend un culte à la parole; mais le silence est un dieu négligé. 
Parler, c’est semer, puisque c’est agir; toutefois notre verbe n’acquiert cette puissance que lorsque notre âme est devenue un verbe de Dieu; jusque-là, le travail est plus vivant que le discours: prenons donc l’habitude du silence.
Un maître parle à ses ouvriers et ils saisissent immédiatement ses ordres; mais un dompteur ne se fait obéir de ses fauves qu’en employant certains procédés où la patience se mêle à la ruse, à la cruauté, à la crainte. 
De même, en ésotérisme, il y a des méthodes de dressage pour soumettre ces forces invisibles que les anciens initiés représentaient si justement sous des figures animales. Ces procédés, plus ou moins savants, plus ou moins nobles, se nomment magnétisme, magie, sorcellerie, yoga, statuvolence; ils restent toujours artificiels, insuffisants.
*
Pour le mystique, la parole de la bouche est toujours une avec le verbe essentiel proféré du fond de son coeur par l’étincelle divine. Le Père l’a créée, le Fils l’a vivifiée et le Consolateur la fait grandir.
Ainsi envisagé, tout devient grave; et on comprend pourquoi les maîtres de la vie spirituelle tiennent le silence en si haut prix.
Pour le moine chrétien, le silence est l’évocation de Dieu dans l’âme, l’habitude prise de la présence céleste, une barrière contre toutes sortes de vertiges.
Tous les ordres contemplatifs ordonnent le silence plusieurs heures par jour, quand ils ne le décrètent pas perpétuel, comme autrefois chez les cisterciens, et aujourd’hui chez les trappistes et les clarisses.
La grande voix de la Nature, le tonnerre, ne se fait entendre qu’après une seconde de répit dans la tempête. Le Verbe est descendu sur terre dans la stupeur des vieux sanctuaires, des annonciateurs et des empires. Le Verbe ne descend en nous que dans le silence de nos perturbateurs habituels.
Ce silence intérieur se nomme l’attention. Cette attention est toujours un acte affectif. Et à son tour l’amour vrai, l’amour suprême, l’amour éternel, ne trouve pour s’exprimer que le silence.
Les grandes douleurs sont muettes, dit-on: les grandes joies aussi. Sur cette terre, tout ce qui dépasse un certain niveau ne trouve plus d’expression. Tout ce qui est vraiment grand parle peu; voyez dans le monde profane même, les réputations naissent et vivent dans le bruit: mais la gloire, elle naît dans le silence. Le plus grand des Êtres, Dieu, Celui que la scolastique a défini magnifiquement: l’Acte pur  qui a entendu Sa parole ? Les plus angéliques parmi les hommes n’en ont jamais saisi que quelques échos.
Puisse la pratique du silence matériel fomenter en nous les cendres chaudes où rougeoient encore quelques étincelles du Feu incréé.

Dans l’ascétisme corporel, il y a une mesure à garder; dans l’ascétisme de la volonté, il n’y en a pas: or, la pratique du silence est le sommet du premier, le fondement du second. Telle était l’opinion de ces terribles lutteurs qui dans les premiers siècles de notre ère, construisirent aux solitudes thébaïques, les assises de la vie conventuelle. Je ne suis pas très partisan du cénobitisme; mais je préfère le monachisme chrétien au monachisme oriental; peut-être est-il moins savant; mais il est plus sain, plus adapté à l’âme européenne, et surtout dirigé vers le Maître véritable et immuable, vers notre Jésus.
Comment apprendre à se taire ?
Le silence n’implique pas la mélancolie. Gardons-nous de la tristesse: elle étiole et gèle les tendres petites feuilles spirituelles; elle affaiblit, elle abat, elle stérilise. Le grand saint Antoine l’ermite, celui de la tentation,  que Flaubert n’a pas très bien représenté, par ignorance pratique du mysticisme, saint Antoine ne craignait pas d’appeler la tristesse le huitième péché capital. Jean l’Évangéliste, saint Jerôme, saint François, saint Philippe de Néri, Fénelon, tous les éducateurs recommandent la gaieté. La règle bénédictine ordonne la joie: enfin, si un destin heureux a mis sur votre route quelqu’un de ces hommes dont le coeur est l’habitacle permanent d’un rayon divin, vous avez dû remarquer, comme moi, que leur béatitude intérieure transsude sur leur visage, et donne à leur regard une fraîcheur et un éclat inoubliables.
Le signe de la maîtrise, c’est que l’effort ne puisse se deviner. L’optimisme est pour cela la meilleure disposition; Jésus le recommande expressément: Quand tu jeûnes, parfume toi, non pour rendre le jeûne moins pénible, mais pour que les voisins ne s’en aperçoivent pas, pour que le Père seul le sache. Et si vous avez senti une seconde l’ineffable sollicitude du Ciel à notre égard, votre joie rayonnera sans effort de votre coeur à votre visage.
L’apprentissage du silence suppose un contrôle de la parole. Comment l’établir ? La multiplicité de nos discours prouve notre faiblesse: l’homme fort est celui qui concentre sur un seul but toutes ses énergies. Nous devrions ne parler que pour être utiles; mieux encore, nous devrions avant de parler, demander l’aide divine; car si intelligent, si habile qu’on soit, il existe toujours en Dieu une perfection infiniment supérieure à la nôtre.
A cause de la faiblesse de notre volonté, de l’infirmité de notre intellect, de la tyrannie de nos sens, il faut d’abord apprendre à nous taire, extérieurement, pour que le silence intérieur apaise le tumulte mental, pour que la notion de la présence divine devienne sensible en nous. 
Comme enseigne saint Jean Climaque,  » quiconque aime le silence devient l’ami particulier de Dieu « .

  • S’abstenir de paroles inutiles,
  • S’abstenir de paroles mauvaises,
  • S’abstenir de juger personne,
  • S’abstenir de se défendre soi-même,
  • S’abstenir d’indiscrétions,
  • S’abstenir de rêveries prolongées.


Voilà les leçons passives de l’école du Silence. Les leçons actives, il n’appartient pas à un homme de les donner; elles constituent une partie du travail de Dieu en nous.
Comme le sommeil de l’hiver prépare la végétation luxuriante de l’été, le silence habituel favorise les plus magnifiques éclosions de notre esprit. Bossuet, ce génie de la parole qui n’a pas encore été égalé, ses condisciples l’appelaient le boeuf muet. Comme dit la sagesse chinoise:  » Pour commander, apprendre à obéir; pour agir, demeurer immobile; pour parler, savoir se taire « .
Si l’on réfléchit aux conséquences lointaines d’un mot qui nous échappe, on se persuade vite de la fréquente utilité du silence. En tous cas il faut réaliser ce à quoi on a jugé bon de se résoudre. Si on prend la parole, que ce soit avec tout le soin et tout le talent dont on est capable. Si on garde le silence, il doit être complet. Ce qu’on a décidé de taire doit être tu de la bouche, de coeur et d’esprit. Il y a des curieux ailleurs que sur le plan physique; le paysan, qui, comme le sauvage connaît le prix de la parole dit avec une raison profonde:  » Les murs ont des oreilles  » et:  » La forêt a des oreilles et le champ des yeux « . 
Et encore:  » Il faut taire son secret entre quatre murs et dans les bois « . Ici se trouve la raison pour laquelle ceux qui savent la sagesse cachée se montrent si avares de leurs connaissances. Les  » chiens  » et les  » pourceaux  » de l’Évangile se pressent surtout autour de l’homme intérieur.
S’il faut prendre la parole quand on attaque devant nous quelqu’un qui ne peut se défendre, il est excellent de se taire quand c’est nous-mêmes que l’on calomnie ou que l’on injurie. L’opinion n’a de valeur que pour celui qui recherche la gloire. Elle ne peut rien, ni pour ni contre l’Ami de Dieu. Une parole peut atteindre la réputation, la fortune, le coeur, l’intelligence, la vie; elle est impuissante contre notre âme. On n’est blessé que parce qu’on est vulnérable. Toute attaque subie doit nous être précieuse.
Quand faut il se taire ? Toutes les fois que notre conversation est inutile; toutes les fois qu’elle n’aide pas les autres, qu’elle ne leur redonne pas du courage. Nous ne devrions n’employer la parole que pour deux objets: pour demander à Dieu la Lumière, intérieurement; pour donner à autrui ce que nous avons reçu de force, extérieurement.
Il n’est pas meilleur de tenir toujours la bouche close que de l’avoir sans cesse ouverte; le mysticisme ne réside pas dans l’extase perpétuelle; il est un équilibre harmonieux entre les mondes de la matière et de l’esprit; et c’est cette balance constamment égale qui en fait la grande difficulté. En résumé le misanthrope taciturne devrait plutôt se défaire de son mutisme; et l’homme trop sociable s’abstenir de réunions mondaines.
Celui-ci est d’ailleurs bien plus fréquent que celui-là. Quelle est la cause profonde de ce prurit de bavardage ? Est-ce pour nous aider les uns les autres, pour nous distraire, pour nous instruire, que nous multiplions les paroles ? Quelquefois, c’est pour faire souffrir autrui; mais surtout, c’est pour nous-mêmes, c’est pour nous étourdir. S’il y a une créature au monde que l’homme redoute, c’est lui-même, son moi véritable, sa conscience. Parce qu’il sait bien que s’il l’écoutait, ce serait des reproches qu’il entendrait, ce serait une voix austère et haute et pleine d’autorité. Et, par crainte de ces remontrances implacables, nous nous jouons à nous-mêmes une comédie qui serait risible si elle n’était pitoyable. Voilà comment la solitude est l’habitacle des forts.
Maintenant que nous avons passé en revue, très vite il est vrai, tout le coté prohibitif de l’École du Silence, jetons un coup d’oeil sur ce qui se passe derrière le voile.
On aperçoit dans ce sanctuaire deux personnages: l’homme et Dieu; deux objets: la croix et le trône de gloire; deux scènes: le disciple à la recherche du Maître  le Maître à la rencontre du disciple; et une apothéose: la fusion unitive de l’homme adorant dans l’être même du Dieu qui le transfigure au sein des gloires perpétuellement renaissantes de l’extase.
Que sont ces silences ineffables, vases précieux d’où débordent de toutes parts les flots étincelants des fontaines éternelles ?
*
Le mystique prétend, en vertu de son humilité même, recevoir immédiatement, je veux dire sans intermédiaire. Les ésotérismes purs professent cette doctrine, aussi bien que la théologie catholique. Pour s’apercevoir de cette visite, il faut y faire attention; et la forme la plus simple de l’attention c’est le silence.
Il ne faut pas, comme un zèle hâtif nous y pousserait, tuer en nous les forces naturelles et couper tout ce qui nous attache au monde. Le Ciel défend de tuer, et son serviteur doit concevoir le respect le plus scrupuleux pour toutes les formes de la vie. Il faut seulement aiguiller ces puissances du moi et du non-moi vers la volonté de l’Ami éternel.
Il n’y a pas d’homme assez développé  ou du moins je n’en connais point  pour pouvoir simultanément faire tout son devoir et tenir immuable son coeur en Dieu. Bien travailler exige toutes nos forces depuis les muscles jusqu’aux appareils intuitifs; bien écouter Dieu exige aussi toutes nos réceptivités, des plus subtiles aux plus grossières.
Il suffit de retenir, sur son travail, une minute par heure pour se reprendre: qu’on se jette à corps et à coeur perdus dans la Lumière éternelle; cet arrêt rapide de toutes les voix qui parlent en nous repose et redonne des forces, toutes sortes de forces. Une pratique simple possède un efficace merveilleux.
Quand le coeur est tiède et l’intelligence puissante, qu’on passe cette minute à se souvenir de telle haute idée théologique ou métaphysique. Quand le coeur brûle, qu’il s’élance vers l’Ami des hommes. Ceux qui ne Le voient que comme héros, qu’ils le vénèrent pour tel; sept générations ne passeront pas qu’ils ne découvrent un peu plus qu’un homme en Lui. 
Ceux qui ne voient en Lui qu’un adepte, qu’ils Lui parlent comme à un frère aîné; si leur apparence de savoir ne les aveugle pas, ils recevront un jour la vérité. 
Quant à ceux qui voient Jésus de Nazareth tel qu’Il fût, tel qu’Il est, tel qu’Il sera, réellement, ils n’ont plus personne à écouter que Lui-même. 
Jésus instruit directement Ses amis: non pas tel organe subtil de leur moi, non pas tel principe élevé des psychologies ésotériques, mais leur être tout entier; Il ne parle pas aujourd’hui à leur centre passionnel, demain à leur corps de béatitude; il parle partout à la fois; Son action ne se localise point; et c’est en raison de cela que le mystique travaille simultanément tous les centres de son individualité.

Tout dépend, dans la culture spirituelle, de l’intention profonde: notre coeur habite réellement le pays invisible qu’il s’est choisi; et il y emmène les esprits de tous nos corps et de toutes nos facultés. Cette conversation intime dont le silence externe est la condition obligée, transfigure et nous-mêmes et tout l’univers, à tel point que les paroles manquent pour en décrire les ravissements: né dans le silence, vécu dans le silence, le mystique dialogue s’arrête encore dans le silence. 
Les livres et les initiateurs ne servent qu’à nous apprendre comment recevoir les véritables et vivides leçons du Verbe; et vous savez tous qu’un homme complètement illettré, mais qui accomplit son devoir est plus près de Dieu que le prince de la science qui bien à l’aise dans sa tour d’ivoire, dépouille les immenses archives du passé.

Notre Jésus incarne, concentre et réalise toutes les merveilles de l’éternité; Sa parole intérieure véhicule l’intelligence et la force; elle garde en nous sa vertu caractéristique: le pouvoir créateur; elle nous débarrasse de tout l’impur même de notre corps; le Christ peut guérir en une seconde un cancéreux ou un aveugle aujourd’hui comme il y a deux mille ans. Nous devrions apporter à l’édification du calme intérieur, du silence, les soins les plus méticuleux, pour ne pas perdre la moindre des paroles du Verbe. Leur influence est double: ou elle déterge et purifie, et nous appelons cette cure la tentation; ou elle réconforte et restaure et c’est la consolation. Mais souvenons-nous que la première est aussi nécessaire et aussi fructueuse que la seconde.
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Le silence est un repos, une mise en ordre, une récupération. Le silence termine l’acte et le prépare. Agir c’est semer; se taire c’est laisser à la graine le soin de pousser toute seule, jusqu’au moment où il faudra moissonner.

PARLONS PEU ET NOUS AURONS LE TEMPS D'AGIR BEAUCOUP.

Nous sommes sur la voie; commençons de suite à monter; sans hâte, prudents, persévérants. Des guides nous attendent aux passages difficiles. Et là haut sous les oliviers de la paix, une présence surhumaine éclaire l’obscur sentier et déverse sur les marcheurs un réconfort silencieux.
SEDIR